Le divorce représente un tournant majeur dans la vie d’une personne, mais les coûts associés peuvent constituer un frein important. Entre les honoraires d’avocat, les frais de notaire pour le partage des biens et les éventuels frais de justice, la facture peut rapidement grimper. Pour les personnes disposant de ressources limitées, la question se pose : est-il possible de divorcer sans argent ? La réponse est oui, et plusieurs dispositifs existent pour accompagner financièrement les personnes dans cette situation.
Cette page détaille les solutions concrètes permettant de divorcer même avec des revenus modestes, les critères d’éligibilité aux aides existantes, et les démarches à accomplir pour bénéficier d’un accompagnement juridique accessible. L’objectif : que personne ne reste prisonnier d’une situation conjugale insatisfaisante faute de moyens financiers.

L’aide juridictionnelle : le dispositif clé pour divorcer sans argent
L’aide juridictionnelle (AJ) constitue la principale solution pour les personnes souhaitant divorcer sans disposer des ressources nécessaires pour financer un avocat en droit de la famille. Il s’agit d’une aide financière de l’État qui prend en charge tout ou partie des frais de justice et des honoraires d’avocat.
L’aide juridictionnelle permet aux personnes disposant de ressources inférieures à un certain plafond de bénéficier d’une prise en charge totale ou partielle de leurs frais de justice, y compris les honoraires d’avocat.
Fonctionnement de l’aide juridictionnelle
L’aide juridictionnelle fonctionne selon un système de paliers déterminés par les ressources du demandeur. L’État verse directement à l’avocat une rémunération forfaitaire en fonction du type de procédure. Le demandeur n’a donc aucun frais à avancer ni à rembourser (sauf en cas d’amélioration significative de sa situation financière dans les cinq années suivantes).
Pour une aide juridictionnelle totale (100 %), les ressources mensuelles ne doivent pas dépasser 1 259 € pour une personne seule, plus 535 € par personne supplémentaire à charge. Pour une aide partielle, le plafond est fixé à 1 896 € mensuels pour une personne seule.
Ces plafonds sont revalorisés chaque année. Il est important de noter que certaines ressources ne sont pas prises en compte dans le calcul, comme les prestations familiales, l’allocation de logement, ou encore le RSA.
Chaque personne supplémentaire à charge (enfant, ascendant) augmente le plafond de ressources de 535 € mensuels. Une mère seule avec deux enfants peut ainsi bénéficier de l’aide juridictionnelle totale si ses ressources ne dépassent pas 2 329 € par mois.
Conditions d’attribution de l’aide juridictionnelle
Pour bénéficier de l’aide juridictionnelle dans le cadre d’un divorce, plusieurs conditions doivent être réunies :
- Être de nationalité française ou résider habituellement et régulièrement en France
- Respecter les plafonds de ressources en vigueur
- Ne pas être en mesure d’assumer les frais de justice au regard de la situation financière
- L’action en justice ne doit pas être manifestement irrecevable ou dénuée de fondement
Il est important de préciser que l’aide juridictionnelle peut être accordée même si la personne possède un bien immobilier, dès lors que les revenus mensuels restent sous les plafonds.
Sophie travaille à temps partiel et perçoit 1 100 € nets par mois. Son mari la prive d’accès aux comptes bancaires communs. Avec ses deux enfants à charge, le plafond pour bénéficier de l’AJ totale est de 2 329 €. Sophie remplit donc les conditions et pourra divorcer sans avoir à avancer de frais d’avocat. L’État prendra en charge l’intégralité des honoraires de son avocat.
Démarches pour obtenir l’aide juridictionnelle
La demande d’aide juridictionnelle se fait au moyen d’un formulaire Cerfa n°15626*03, disponible en ligne sur le site service-public.fr ou auprès du tribunal. Le dossier doit être accompagné de justificatifs de ressources (bulletins de salaire, avis d’imposition, justificatifs de prestations sociales) et de charges (quittances de loyer, factures).
La demande peut être déposée :
- Auprès du juge aux affaires familiales (JAF) compétent
- Au bureau d’aide juridictionnelle du tribunal de grande instance dont dépend le domicile
- Par l’intermédiaire d’un avocat qui peut assister dans la constitution du dossier
Le bureau d’aide juridictionnelle dispose d’un mois pour répondre (silence valant acceptation). En cas d’urgence, l’avocat peut commencer les démarches avant la décision, l’aide étant rétroactive. Attention toutefois : si la demande est refusée, la personne devra assumer les frais engagés.
Le coût réel d’un divorce : pourquoi l’argent ne doit pas être un obstacle
Comprendre la structure des coûts d’un divorce aide à mieux anticiper les démarches et à identifier les postes de dépenses incompressibles et ceux qui peuvent être réduits.

Décomposition des frais de divorce
Le coût d’un divorce varie considérablement selon le type de procédure choisie. Un divorce amiable (par consentement mutuel) sera toujours moins coûteux qu’un divorce pour faute ou contentieux qui nécessite plusieurs audiences devant le juge.
Un divorce amiable coûte en moyenne entre 1 000 € et 2 500 € par époux (honoraires d’avocat + enregistrement notaire). Un divorce contentieux peut atteindre 3 000 € à 8 000 € par époux, voire davantage en cas de longue procédure ou de prestation compensatoire contestée.
Les principaux postes de dépenses sont :
- Honoraires d’avocat : obligatoire pour toute procédure de divorce, l’avocat facture soit au forfait, soit à l’heure, soit un mélange des deux
- Émoluments du notaire : pour l’enregistrement de la convention de divorce amiable (environ 50 € par époux) ou pour le partage des biens immobiliers (barème proportionnel à la valeur)
- Frais de justice : dans un divorce contentieux, des frais de greffe et d’huissier peuvent s’ajouter
- Expertise : en cas de désaccord sur la valeur d’un bien, une expertise peut être ordonnée (coût variable selon la nature du bien)
Même avec l’aide juridictionnelle, certains frais restent à la charge des époux, notamment les émoluments du notaire pour le partage de biens immobiliers. Ces frais sont toutefois proportionnels et peuvent être répartis entre les ex-époux selon leur capacité contributive respective.
Optimiser les coûts du divorce
Plusieurs leviers permettent de réduire significativement les frais d’un divorce, même sans bénéficier de l’aide juridictionnelle :
- Privilégier le dialogue : plus les époux s’entendent sur les modalités du divorce, moins la procédure sera longue et coûteuse
- Choisir le divorce amiable : lorsque c’est possible, opter pour un divorce par consentement mutuel réduit drastiquement les coûts et les délais
- Préparer en amont : rassembler tous les documents nécessaires (relevés bancaires, titres de propriété, contrats d’assurance) évite les allers-retours coûteux
- Négocier avec l’avocat : certains avocats acceptent des facilités de paiement ou adaptent leurs honoraires à la situation financière du client
Les plateformes de divorce en ligne pas cher proposent des forfaits réduits (à partir de 1 000 €) pour les divorces amiables sans patrimoine ni enfant mineur. Attention toutefois : ces services ne conviennent qu’aux situations très simples. Dès qu’il y a un enjeu patrimonial ou des enfants, l’accompagnement d’un avocat traditionnel reste indispensable.
Solutions alternatives et aides complémentaires
Au-delà de l’aide juridictionnelle, d’autres dispositifs peuvent faciliter l’accès au divorce pour les personnes en difficulté financière.
Les consultations juridiques gratuites
Avant même d’engager une procédure de divorce, il est possible de bénéficier de conseils juridiques gratuits pour évaluer sa situation :
- Maisons de justice et du droit (MJD) : présentes dans de nombreuses villes, elles proposent des consultations juridiques gratuites avec des avocats bénévoles
- Permanences d’avocats au tribunal : la plupart des tribunaux organisent des permanences gratuites (sans rendez-vous) où un avocat peut donner une première orientation
- Points d’accès au droit (PAD) : structures de proximité qui orientent vers les bons interlocuteurs et peuvent aider à monter un dossier d’aide juridictionnelle
- Associations spécialisées : certaines associations comme aide-divorce.fr proposent un accompagnement gratuit et des conseils personnalisés
Marc souhaite divorcer mais ne sait pas par où commencer. Ses revenus (1 700 € nets) dépassent légèrement le plafond de l’aide juridictionnelle totale. Il se rend à une permanence gratuite d’avocat au tribunal. L’avocat lui explique qu’il peut bénéficier d’une aide juridictionnelle partielle (55 %) et négocie avec lui un paiement échelonné du reste à charge sur 12 mois, soit environ 60 € par mois.
Les facilités de paiement et honoraires adaptés
De nombreux avocats comprennent les difficultés financières liées au divorce et acceptent d’adapter leurs honoraires :
- Paiement échelonné : répartition des honoraires sur plusieurs mois, voire sur toute la durée de la procédure
- Forfait dégressif : certains avocats proposent des tarifs réduits pour les divorces amiables simples
- Pro bono : dans des situations exceptionnelles, certains cabinets acceptent de traiter gratuitement des dossiers
Certaines personnes bénéficiant de l’aide juridictionnelle se plaignent d’avocats peu impliqués, qui ne donnent pas de nouvelles pendant des mois, voire perdent le dossier. Si la personne concernée constate une carence manifeste de son avocat (absence de diligences, non-respect des délais, défaut de communication), elle peut saisir le bâtonnier de l’ordre des avocats pour demander le remplacement de l’avocat et, le cas échéant, engager sa responsabilité professionnelle.
L’aide du conseiller en gestion de patrimoine
Au-delà de l’aspect purement juridique, un divorce a des conséquences patrimoniales importantes. Un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) spécialisé dans l’accompagnement des personnes en instance de divorce peut aider à :
- Évaluer précisément le patrimoine commun et propre de chaque époux
- Anticiper les conséquences fiscales du partage
- Optimiser la répartition des actifs (assurance-vie, PEA, immobilier)
- Négocier une prestation compensatoire juste et adaptée
- Préparer la reconstruction patrimoniale post-divorce
L’accompagnement par un CGP est particulièrement pertinent lorsque le divorce implique un patrimoine significatif (bien immobilier, portefeuille de valeurs mobilières, entreprise). Même si la personne bénéficie de l’aide juridictionnelle pour la procédure judiciaire, elle peut solliciter un CGP pour un bilan patrimonial qui permettra de mieux défendre ses intérêts.
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Situations particulières : quand le manque d’argent bloque la procédure
Certaines situations particulièrement difficiles nécessitent une attention spécifique.
Privation d’accès aux comptes bancaires
Il arrive fréquemment qu’un époux se retrouve privé d’accès aux comptes bancaires communs, souvent dans un contexte de violence économique ou psychologique. Cette situation ne doit pas empêcher d’engager une procédure de divorce.
La privation d’accès aux comptes bancaires communs constitue une forme de violence économique. La personne concernée peut solliciter du juge aux affaires familiales des mesures d’urgence : ouverture d’un compte séparé, versement d’une provision sur les deniers communs, attribution d’une pension alimentaire dès la phase de conciliation.
En cas d’urgence, il est possible de saisir le juge aux affaires familiales en référé pour obtenir une mesure provisoire. L’aide juridictionnelle peut être accordée en urgence pour ce type de procédure. L’avocat peut également demander au juge de condamner l’époux qui bloque les fonds à verser une avance sur les frais de procédure.
Revenus irréguliers ou non déclarés
Les personnes exerçant une activité non salariée (auto-entrepreneurs, professions libérales, artisans) ou disposant de revenus irréguliers peuvent également bénéficier de l’aide juridictionnelle. Le calcul se fait sur la base de la moyenne des revenus des 12 derniers mois, déduction faite des charges professionnelles.
Pour les personnes sans revenus déclarés (travail au noir, dépendance économique totale vis-à-vis du conjoint), l’aide juridictionnelle totale peut être accordée dès lors que l’absence de ressources est démontrée.
Dépassement du plafond de ressources mais situation difficile
Il arrive qu’une personne dépasse légèrement les plafonds de l’aide juridictionnelle tout en étant réellement dans l’incapacité de financer un divorce. Dans ce cas, plusieurs solutions existent :
- Aide juridictionnelle partielle : entre 1 259 € et 1 896 € de revenus mensuels, une aide partielle (de 25 % à 55 %) est accordée
- Prise en compte des charges : certaines charges exceptionnelles (pension alimentaire versée, frais de santé importants) peuvent être déduites pour le calcul des ressources
- Négociation avec l’avocat : expliquer sa situation et demander des honoraires adaptés ou un paiement différé
- Assurance protection juridique : vérifier si un contrat d’assurance habitation ou automobile inclut une protection juridique famille qui pourrait prendre en charge tout ou partie des frais
Certains contrats d’assurance habitation, auto ou carte bancaire premium incluent une protection juridique qui couvre les litiges familiaux, y compris les procédures de divorce. Il est important de vérifier ses contrats d’assurance avant d’engager des frais. La prise en charge peut atteindre plusieurs milliers d’euros.
Divorce sans argent et partage des biens : anticiper les enjeux patrimoniaux
Le manque de moyens financiers pour engager un divorce ne doit pas conduire à accepter un partage défavorable des biens. C’est souvent à ce stade que les personnes en difficulté financière perdent le plus, faute d’avoir été correctement conseillées.
L’importance de bien évaluer le patrimoine
Même lorsque la personne bénéficie de l’aide juridictionnelle, elle doit s’assurer que son avocat procède à une évaluation précise du patrimoine commun. Cela inclut :
- Les biens immobiliers (résidence principale, résidences secondaires, biens locatifs)
- Les comptes bancaires, livrets d’épargne, PEL, CEL
- Les valeurs mobilières (actions, obligations, PEA)
- Les contrats d’assurance-vie (attention : selon la date de souscription et l’origine des fonds, ils peuvent être partagés ou rester propres)
- Les biens meubles de valeur (véhicules, œuvres d’art, bijoux)
- Les parts de sociétés ou fonds de commerce
- Les dettes communes (crédits immobiliers, crédits à la consommation)
De nombreuses personnes en situation de fragilité financière acceptent des conventions de divorce déséquilibrées par méconnaissance de leurs droits. Il est essentiel de faire réaliser un audit patrimonial, soit par l’avocat, soit par un conseiller en gestion de patrimoine, avant de signer quoi que ce soit. Cet audit permet d’identifier les actifs dissimulés et de négocier un partage équitable.
La question de la prestation compensatoire
La prestation compensatoire vise à compenser la disparité de niveau de vie entre les époux après le divorce. Elle est calculée en fonction de nombreux critères : durée du mariage, âge et état de santé des époux, qualification professionnelle, patrimoine de chacun, situation respective en matière de retraite.
Pour une personne sans revenus ou avec de faibles revenus, la prestation compensatoire peut représenter un enjeu financier majeur. Il est crucial de la négocier correctement, avec l’appui d’un avocat compétent et, idéalement, d’un conseiller en gestion de patrimoine qui pourra calculer précisément les droits.
Isabelle est mariée depuis 28 ans et n’a jamais travaillé, ayant élevé ses trois enfants. Son mari, cadre supérieur, gagne 6 500 € nets par mois. Le patrimoine commun comprend la résidence principale (valeur 450 000 €, reste dû 120 000 €) et une assurance-vie de 180 000 €. Isabelle bénéficie de l’aide juridictionnelle totale. Son avocat, épaulé par un CGP, calcule qu’elle peut prétendre à une prestation compensatoire d’environ 90 000 €, versée en capital ou sous forme de rente. Sans cet accompagnement, Isabelle aurait pu accepter une somme bien inférieure.
Erreurs à éviter lors d’un divorce sans argent
Plusieurs pièges guettent les personnes qui divorcent avec des ressources limitées.
Accepter trop vite une proposition de règlement
Sous la pression financière, il peut être tentant d’accepter rapidement une proposition de partage ou de renoncer à certains droits pour « en finir ». C’est une erreur stratégique majeure. Un divorce mal négocié peut avoir des conséquences financières pendant des décennies, notamment en termes de droits à la retraite ou de pension alimentaire.
L’aide juridictionnelle existe précisément pour permettre à chacun de faire valoir ses droits, quelle que soit sa situation financière. Renoncer à une prestation compensatoire ou accepter un partage déséquilibré pour éviter des frais d’avocat est une erreur qui se paie cher sur le long terme.
Choisir un avocat peu investi
Certains avocats commis d’office dans le cadre de l’aide juridictionnelle sont malheureusement peu investis, considérant que la rémunération forfaitaire versée par l’État ne justifie pas un travail approfondi. Pourtant, le demandeur a le droit à une défense de qualité. En cas de carence manifeste (absence de réponse, dossier perdu, audiences manquées), il ne faut pas hésiter à :
- Relancer l’avocat par écrit (courrier recommandé avec accusé de réception)
- Saisir le bâtonnier de l’ordre des avocats pour demander le changement d’avocat
- Alerter le juge aux affaires familiales si des délais de procédure sont menacés
- Demander l’engagement de la responsabilité professionnelle de l’avocat en cas de préjudice avéré
Négliger l’accompagnement patrimonial
L’aide juridictionnelle couvre les frais d’avocat pour la procédure de divorce, mais ne prend pas en charge l’accompagnement patrimonial qui est pourtant essentiel. De nombreuses personnes découvrent après le divorce qu’elles auraient pu obtenir un partage bien plus favorable si elles avaient été mieux conseillées.
aide-divorce.fr propose justement cet accompagnement complémentaire : un bilan patrimonial gratuit permet d’identifier les enjeux, de calculer les droits, et de préparer les éléments à transmettre à l’avocat pour une négociation optimale.
Nos conseillers en gestion de patrimoine spécialisés vous accompagnent gratuitement pour évaluer vos droits et préparer votre dossier. Un divorce sans argent ne doit pas être un divorce sans droits.
Après le divorce : reconstruire sa situation financière
Une fois le divorce prononcé, la personne en difficulté financière doit souvent reconstruire entièrement sa situation patrimoniale. Plusieurs aides et dispositifs peuvent faciliter cette reconstruction.
Les aides sociales accessibles après un divorce
Selon la situation, la personne divorcée peut prétendre à différentes aides :
- Allocation de soutien familial (ASF) : versée par la CAF en cas de non-paiement de la pension alimentaire ou si l’autre parent est défaillant
- RSA : sous conditions de ressources, pour compléter un revenu faible ou inexistant
- Prime d’activité : pour les personnes qui reprennent une activité professionnelle après le divorce
- Aide personnalisée au logement (APL) : pour réduire le coût du loyer
- Allocation parent isolé : majoration du RSA pour les parents seuls avec enfant à charge
Après un divorce, le parent qui élève seul un ou plusieurs enfants bénéficie automatiquement du statut de parent isolé, ce qui augmente le nombre de parts fiscales et réduit l’impôt sur le revenu. Cette situation doit être déclarée dès l’année suivant le divorce pour optimiser la fiscalité.
Reconstruire son patrimoine après un divorce
Même après un divorce difficile sur le plan financier, il est possible de reconstruire progressivement un patrimoine. Quelques principes à respecter :
- Établir un budget précis et tenir ses comptes rigoureusement
- Constituer une épargne de précaution (3 à 6 mois de dépenses)
- Reprendre ou développer une activité professionnelle
- Optimiser la fiscalité (statut de parent isolé, déductions fiscales)
- Investir progressivement dans des supports adaptés (assurance-vie, PEA, PERP)
- Se faire accompagner par un conseiller en gestion de patrimoine pour bâtir une stratégie de long terme
L’accompagnement d’un CGP spécialisé dans les situations post-divorce est particulièrement utile pour identifier les opportunités d’optimisation patrimoniale et fiscale, et pour construire un plan financier adapté à la nouvelle situation familiale.
FAQ : Divorcer sans argent
Questions fréquentes
Peut-on vraiment divorcer sans avoir d'argent ?
Oui, grâce à l’aide juridictionnelle. Ce dispositif permet aux personnes dont les ressources sont inférieures aux plafonds fixés par la loi de bénéficier d’une prise en charge totale ou partielle des frais d’avocat et de justice. En 2024, pour une personne seule sans enfant, le plafond de l’aide juridictionnelle totale est de 1 259 € nets mensuels. Au-delà et jusqu’à 1 896 €, une aide partielle peut être accordée. L’État verse alors directement les honoraires à l’avocat, sans avance ni remboursement de la part du demandeur.
Comment obtenir l'aide juridictionnelle pour un divorce ?
La demande d’aide juridictionnelle se fait au moyen du formulaire Cerfa n°15626*03, disponible sur service-public.fr ou auprès du tribunal. Le dossier doit être accompagné de justificatifs de ressources (bulletins de salaire, avis d’imposition, attestations CAF) et de charges (loyer, crédits). La demande peut être déposée au bureau d’aide juridictionnelle du tribunal de grande instance compétent, ou directement auprès d’un avocat qui accompagnera dans la constitution du dossier. Le délai de réponse est d’un mois maximum, le silence valant acceptation.
Que faire si mon conjoint bloque l'accès aux comptes bancaires ?
La privation d’accès aux comptes bancaires communs constitue une forme de violence économique. Il est possible de saisir en urgence le juge aux affaires familiales pour obtenir une ordonnance imposant l’ouverture d’un compte séparé et le versement d’une provision sur les deniers communs. L’aide juridictionnelle d’urgence peut être accordée pour ce type de procédure. L’avocat peut également demander au juge de condamner le conjoint qui bloque les fonds à verser une avance sur frais de procédure. Il ne faut surtout pas rester sans réaction dans cette situation.
Mon avocat commis d'office ne fait rien, que puis-je faire ?
Si l’avocat désigné dans le cadre de l’aide juridictionnelle ne remplit pas correctement sa mission (absence de diligences, non-réponse aux demandes, dossier perdu), il faut agir rapidement. Première étape : relancer l’avocat par écrit (recommandé avec accusé de réception) en exposant clairement les griefs. Si rien ne bouge, saisir le bâtonnier de l’ordre des avocats pour demander le changement d’avocat. Alerter également le juge aux affaires familiales si des délais de procédure sont menacés. En cas de préjudice avéré (par exemple, un délai de recours dépassé), la responsabilité professionnelle de l’avocat peut être engagée.
Je dépasse légèrement le plafond de l'aide juridictionnelle, quelles solutions ?
Si les revenus dépassent légèrement les plafonds, plusieurs solutions existent. D’abord, vérifier l’éligibilité à l’aide juridictionnelle partielle (de 25 % à 55 % selon les ressources). Ensuite, certaines charges exceptionnelles (pension alimentaire déjà versée, frais de santé importants, dettes) peuvent être déduites pour le calcul des ressources. Il est également possible de négocier avec l’avocat des honoraires adaptés ou un paiement échelonné. Enfin, vérifier si un contrat d’assurance protection juridique (habitation, auto, carte bancaire premium) peut prendre en charge tout ou partie des frais du divorce.
Le divorce en ligne est-il une solution pour divorcer sans argent ?
Les plateformes de divorce en ligne proposent des forfaits moins chers (à partir de 1 000 € pour les deux époux) que les avocats traditionnels. Toutefois, ces services ne conviennent qu’aux divorces amiables très simples, sans enfant mineur, sans patrimoine significatif, et sans désaccord entre les époux. Dès qu’il y a un enjeu patrimonial (bien immobilier, assurance-vie, parts de société), des enfants, ou le moindre conflit, l’accompagnement d’un avocat traditionnel reste indispensable. Par ailleurs, si les revenus sont sous les plafonds de l’aide juridictionnelle, il est plus avantageux de bénéficier d’une prise en charge totale des frais plutôt que de payer un forfait en ligne.
Ai-je besoin d'un conseiller en gestion de patrimoine si je n'ai pas d'argent ?
Même en l’absence de patrimoine important, un bilan patrimonial peut s’avérer très utile lors d’un divorce. Le conseiller en gestion de patrimoine (CGP) identifie tous les actifs et passifs du couple, aide à calculer les droits à la prestation compensatoire, anticipe les conséquences fiscales du partage, et conseille sur l’optimisation de la situation post-divorce. Ce bilan est d’autant plus important pour les personnes en difficulté financière, qui ne peuvent pas se permettre d’accepter un partage déséquilibré. aide-divorce.fr propose un premier bilan patrimonial gratuit, sans engagement.
Conclusion
Le divorce est toujours une épreuve difficile, et la dimension financière ne doit jamais constituer un obstacle infranchissable. Grâce à l’aide juridictionnelle, aux consultations juridiques gratuites, et à l’accompagnement de professionnels compétents, il est parfaitement possible de divorcer sans argent tout en faisant valoir ses droits.
L’essentiel est de ne pas rester isolé, de solliciter les bons interlocuteurs (avocats, conseillers en gestion de patrimoine, associations spécialisées), et de ne jamais accepter un partage ou une convention de divorce par peur des frais. L’aide juridictionnelle existe précisément pour garantir l’égalité d’accès à la justice, quelle que soit la situation financière.
Au-delà de l’aspect purement juridique, un divorce a des conséquences patrimoniales durables. Se faire accompagner par un conseiller en gestion de patrimoine spécialisé permet d’optimiser le partage des biens, de négocier une prestation compensatoire juste, et de préparer sereinement la reconstruction financière après le divorce.
aide-divorce.fr accompagne gratuitement les personnes qui souhaitent divorcer avec des ressources limitées. Bilan patrimonial, orientation vers les bons dispositifs, soutien dans les démarches : nous sommes à vos côtés.
Témoignages
— Sophie, 38 ans, divorcée après 12 ans de mariageBon moi j’ai eu la chance de tomber sur le site aide-divorce.fr quand je savais pas comment faire pour payer un avocat… Mon ex me laissait rien, j’avais juste mon petit salaire à temps partiel et mes 2 gamins. J’ai fait la demande d’aide juridictionnelle, j’ai eu 100% de prise en charge et franchement ça m’a sauvé la vie. J’aurais jamais pu divorcer sinon.
— David, 45 ans, père de 3 enfantsHonnêtement j’avais hyper peur des frais… on m’avait parlé de 5000 euros pour un divorce contentieux. Mais en fait avec l’aide juridictionnelle partielle que j’ai eu (je gagnais 1700€ nets) j’ai payé que 800 euros au total échelonnés sur 10 mois. Mon avocat était super investi en plus, je m’attendais à un type qui en ferait le minimum mais pas du tout
— Nathalie, 51 ans, divorcée après 24 ans de mariageFranchement le plus dur c’était pas tellement de payer l’avocat (j’ai eu l’AJ) mais de comprendre tous les enjeux du partage des biens… On avait une maison, des assurances-vie, mon mari avait sa boîte. J’ai contacté aide-divorce.fr et le CGP m’a fait un bilan gratuit, il m’a montré que j’avais droit à une prestation compensatoire beaucoup plus importante que ce que je pensais. Ça a tout changé pour moi niveau financier après le divorce



