La durée d’une procédure de divorce est l’une des préoccupations majeures des personnes engagées dans une séparation. Entre les délais légaux, les contraintes administratives et les aléas de la procédure, comprendre combien de temps peut durer un divorce au maximum permet de mieux anticiper cette période difficile. La loi française a prévu des durées maximales au-delà desquelles la procédure s’éteint automatiquement, obligeant les époux à recommencer une nouvelle demande. Cette page détaille les délais légaux pour chaque type de procédure de divorce, les facteurs pouvant allonger ou raccourcir la durée, et les conséquences d’un dépassement des délais maximaux.
Que la personne concernée envisage un divorce par consentement mutuel ou une procédure contentieuse, il est essentiel de connaître les durées maximales pour organiser sa vie personnelle, professionnelle et patrimoniale. Les implications financières d’une procédure qui s’allonge peuvent être importantes : honoraires d’avocat supplémentaires, frais de procédure, gestion du patrimoine en indivision pendant l’instance, et impact sur la pension alimentaire.

Durée maximale d’un divorce amiable (consentement mutuel)
Le divorce par consentement mutuel, appelé aussi divorce amiable, est la procédure la plus rapide lorsque les époux parviennent à s’entendre sur l’ensemble des conséquences de leur séparation : partage des biens, pension alimentaire, autorité parentale, résidence des enfants. Depuis la réforme de 2017, le divorce par consentement mutuel sans juge (divorce extrajudiciaire) est devenu la norme lorsque les époux n’ont pas d’enfant mineur souhaitant être entendu ou lorsqu’ils acceptent d’être entendus par le juge.
Divorce par consentement mutuel extrajudiciaire (sans juge)
Introduit par la loi du 18 novembre 2016, le divorce par consentement mutuel sans juge permet aux époux de divorcer sans passer devant le juge aux affaires familiales (JAF). Chaque époux est assisté par son propre avocat, et la convention de divorce est signée puis déposée chez un notaire qui l’enregistre et lui confère date certaine et force exécutoire.
Dans ce cadre, il n’existe pas de durée maximale strictement définie par la loi, puisque la procédure ne passe pas par le tribunal. La convention doit simplement respecter un délai de réflexion de 15 jours entre la première version adressée à chaque époux et la signature définitive. En pratique, la durée totale varie de 2 à 6 mois selon la complexité du dossier patrimonial, la réactivité des avocats et du notaire, et la disponibilité des parties pour signer.
Si l’un des époux refuse de signer la convention ou se rétracte après signature mais avant l’enregistrement chez le notaire, la procédure s’arrête. Il faudra alors engager une procédure contentieuse. Il est donc essentiel que les deux parties soient réellement d’accord sur tous les points avant de s’engager dans cette voie.
Divorce par consentement mutuel judiciaire (avec juge)
Lorsqu’un enfant mineur demande expressément à être entendu par le juge, ou lorsque les époux choisissent de passer devant le juge pour homologation de leur convention, on parle de divorce par consentement mutuel judiciaire. Cette procédure est encadrée par des délais légaux précis.
La loi prévoit que l’instance en divorce par consentement mutuel doit être introduite dans un délai maximal de 2 ans à compter de la date à laquelle la demande initiale a été présentée au juge. Passé ce délai de 2 ans, si le juge n’a pas prononcé le divorce, l’instance s’éteint automatiquement et les époux doivent recommencer une nouvelle procédure s’ils souhaitent toujours divorcer.
L’instance en divorce par consentement mutuel doit être introduite dans un délai de deux ans à compter de la demande en divorce, faute de quoi elle s’éteint.
En pratique, la durée moyenne d’un divorce par consentement mutuel judiciaire est de 4 à 8 mois, selon l’encombrement du tribunal et la complexité du dossier patrimonial. Le délai maximal de 2 ans n’est généralement atteint que dans des situations exceptionnelles : contestation tardive d’un époux, difficultés à obtenir l’audition de l’enfant, changements successifs de la convention nécessitant de nouvelles audiences.
Marie et Pierre déposent une demande de divorce par consentement mutuel en janvier 2022. Leur convention prévoit le partage d’un patrimoine immobilier complexe (4 biens dont 2 détenus via une SCI familiale). Des difficultés d’évaluation et des désaccords sur la répartition des soultes entraînent plusieurs reports d’audience. En décembre 2023, soit près de 2 ans après la demande initiale, ils n’ont toujours pas finalisé leur convention. Leur avocat les alerte : s’ils ne signent pas et ne passent pas devant le juge avant janvier 2024, l’instance s’éteindra et il faudra tout recommencer. Ils parviennent finalement à un accord in extremis et le divorce est prononcé en décembre 2023.
Dans les divorces par consentement mutuel impliquant un patrimoine important (immobilier, assurance-vie, PEA, portefeuille d’actions, parts de SCI ou de société), faire appel à un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) spécialisé en divorce permet d’accélérer la procédure. Le CGP aide à valoriser les biens, à calculer les soultes, à optimiser la fiscalité du partage et à anticiper la situation financière post-divorce. Cette expertise évite les blocages et les allers-retours qui allongent inutilement la procédure.

Durée maximale d’un divorce contentieux
Lorsque les époux ne parviennent pas à s’entendre sur les conditions de leur séparation, ils doivent engager une procédure contentieuse. On distingue trois types de divorces contentieux : le divorce pour acceptation du principe de la rupture du mariage, le divorce pour altération définitive du lien conjugal, et le divorce pour faute. Chacun suit le même calendrier procédural et est soumis aux mêmes délais maximaux.
Les étapes de la procédure contentieuse
La procédure contentieuse se déroule en plusieurs étapes obligatoires :
- Requête initiale : l’époux demandeur dépose une requête en divorce auprès du tribunal judiciaire (anciennement tribunal de grande instance). Cette requête n’indique pas nécessairement les motifs du divorce.
- Audience de conciliation : le juge aux affaires familiales (JAF) convoque les deux époux accompagnés de leurs avocats. Il tente de les concilier et, si la conciliation échoue, rend une ordonnance de non-conciliation (ONC).
- Assignation en divorce : après l’ONC, l’époux demandeur doit faire signifier une assignation en divorce à son conjoint par acte d’huissier. C’est à ce stade qu’il expose les motifs précis du divorce (faute, altération définitive du lien conjugal, etc.).
- Instruction et échanges de conclusions : les avocats échangent leurs arguments et leurs pièces. Le juge peut ordonner des mesures d’instruction (expertises, enquêtes sociales, audition d’enfants).
- Audience de jugement : le juge entend les plaidoiries et rend son jugement de divorce.
- Appel éventuel : l’un des époux peut faire appel du jugement dans un délai d’un mois. L’appel suspend l’effet du jugement et ouvre une nouvelle procédure devant la cour d’appel.
Le délai maximal de 30 mois
La loi impose que l’assignation en divorce soit signifiée dans un délai maximal de 30 mois à compter de la date de l’ordonnance de non-conciliation (ONC). Si l’époux demandeur ne fait pas signifier l’assignation dans ce délai, l’instance en divorce s’éteint automatiquement et il doit recommencer toute la procédure depuis le début (nouvelle requête, nouvelle audience de conciliation, etc.).
L’instance en divorce doit être introduite dans un délai de trente mois à compter de l’ordonnance de non-conciliation. À défaut, l’instance s’éteint.
Ce délai de 30 mois est dit « préfix » : il ne peut être ni suspendu ni interrompu (sauf dans des cas très exceptionnels prévus par la loi, comme le décès d’un avocat ou la survenance d’une situation de force majeure). Même si un appel est formé contre l’ordonnance de non-conciliation, le délai de 30 mois continue de courir et n’est pas prolongé.
De nombreux époux pensent que le délai de 30 mois est le délai pour que le divorce soit prononcé. C’est faux. Le délai de 30 mois est uniquement le délai pour faire signifier l’assignation en divorce après l’ONC. Une fois l’assignation signifiée, la procédure peut encore durer plusieurs années (instruction, audience, appel) sans limite de temps. L’extinction de l’instance ne concerne que le délai entre l’ONC et l’assignation.
Durée totale d’un divorce contentieux en pratique
Une fois l’assignation en divorce signifiée dans le délai de 30 mois, la procédure contentieuse peut se poursuivre sans limite de durée légale maximale. En pratique, la durée totale d’un divorce contentieux varie considérablement selon plusieurs facteurs :
- Complexité du dossier patrimonial : plus le patrimoine est important et complexe (biens immobiliers multiples, assurance-vie, participations dans des sociétés, patrimoine professionnel), plus la liquidation du régime matrimonial et le calcul de la prestation compensatoire prendront du temps.
- Contentieux sur les enfants : les désaccords sur la résidence des enfants, la pension alimentaire, l’autorité parentale ou les droits de visite peuvent nécessiter des enquêtes sociales, des expertises psychologiques, et rallonger considérablement la procédure.
- Niveau de conflit : un divorce pour faute avec de nombreuses pièces à échanger, des témoignages à recueillir, des contre-demandes reconventionnelles, prend beaucoup plus de temps qu’un divorce pour altération définitive du lien conjugal accepté par les deux parties.
- Encombrement des tribunaux : certains tribunaux judiciaires sont très encombrés et les délais pour obtenir une date d’audience peuvent atteindre 18 à 24 mois dans les grandes villes.
- Appels successifs : si l’une des parties fait appel du jugement de divorce, puis éventuellement se pourvoit en cassation, la procédure peut durer plusieurs années supplémentaires.
Selon les statistiques du ministère de la Justice, la durée moyenne d’un divorce contentieux en France est de 18 à 24 mois entre l’ordonnance de non-conciliation et le jugement définitif de divorce. En cas d’appel, il faut ajouter 12 à 18 mois supplémentaires. Dans les dossiers très conflictuels, la durée totale peut atteindre 4 à 5 ans.
Sophie et Marc se séparent en 2018 après 15 ans de mariage. Sophie demande le divorce pour faute (violences psychologiques). Marc conteste et demande reconventionnellement le divorce pour faute de Sophie (abandon du domicile conjugal). Ils possèdent un patrimoine complexe : résidence principale, appartement locatif, parts dans une SCI familiale, portefeuille d’assurance-vie et PEA. Ils ont deux enfants mineurs (12 et 9 ans) et se disputent sur la résidence et la pension alimentaire.
Chronologie :
- Mai 2018 : requête initiale de Sophie
- Novembre 2018 : audience de conciliation et ordonnance de non-conciliation (ONC)
- Mars 2020 : assignation en divorce signifiée par Sophie (dans le délai de 30 mois)
- Juin 2020 à décembre 2021 : échanges de conclusions, enquête sociale, expertise immobilière
- Mars 2022 : audience de plaidoiries
- Septembre 2022 : jugement de divorce prononcé. Le juge retient les torts partagés, fixe une prestation compensatoire de 40 000 € et attribue la résidence alternée des enfants
- Octobre 2022 : Marc fait appel du jugement, contestant la prestation compensatoire
- Juin 2024 : arrêt de la cour d’appel confirmant le jugement de première instance
Durée totale : 6 ans entre la requête initiale et l’arrêt définitif de la cour d’appel. Le patrimoine et les enfants ont été gérés en indivision et sous le régime des mesures provisoires pendant toute cette période.
Facteurs qui allongent la durée d’un divorce
Plusieurs facteurs peuvent considérablement allonger la durée d’une procédure de divorce, qu’elle soit amiable ou contentieuse.
Patrimoine complexe et évaluation des biens
Lorsque le patrimoine des époux comprend des biens difficiles à évaluer (biens immobiliers atypiques, œuvres d’art, participations dans des sociétés non cotées, patrimoine professionnel d’un chef d’entreprise), il est souvent nécessaire de recourir à des expertises judiciaires. Ces expertises prennent du temps : désignation de l’expert par le juge, réalisation de l’expertise, dépôt du rapport, contestations éventuelles par l’une des parties.
Pour éviter les délais liés aux expertises judiciaires, la personne qui envisage un divorce peut faire réaliser une évaluation patrimoniale amiable avant même d’engager la procédure. Un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) spécialisé ou un expert immobilier indépendant peut fournir une évaluation contradictoire acceptée par les deux parties, évitant ainsi le recours à une expertise judiciaire.
Désaccords sur les enfants
Les contentieux portant sur la résidence des enfants, la pension alimentaire, l’autorité parentale ou les droits de visite sont parmi les plus longs à résoudre. Le juge peut ordonner une enquête sociale (visite au domicile de chaque parent, entretiens avec les enfants, rapport de l’assistant social), une expertise psychologique des enfants, ou l’audition des enfants eux-mêmes si ils en font la demande et ont l’âge de discernement.
Procédures incidentes et référés
En cours de procédure, l’un des époux peut demander au juge de modifier les mesures provisoires fixées dans l’ordonnance de non-conciliation (augmentation ou diminution de la pension alimentaire, changement de résidence des enfants, autorisation de vendre un bien indivis). Ces demandes incidentes nécessitent des audiences supplémentaires et retardent d’autant le jugement final de divorce.
Stratégies dilatoires
Malheureusement, il arrive qu’un époux cherche délibérément à faire traîner la procédure pour des raisons tactiques : conserver la jouissance gratuite du domicile conjugal, retarder le partage des biens, maintenir la couverture sociale ou fiscale du mariage, ou simplement « user » l’autre partie. Les stratégies dilatoires incluent : demandes de renvoi d’audience répétées, changements d’avocat successifs, dépôt de pièces au dernier moment obligeant à reporter l’audience, contestations systématiques de toutes les demandes de l’autre partie.
Si la personne concernée estime que son conjoint cherche à faire traîner la procédure de manière abusive, elle peut demander à son avocat de solliciter du juge la fixation de délais stricts pour la communication des pièces et des conclusions. En cas de comportement manifestement dilatoire, le juge peut prononcer des astreintes (pénalités financières par jour de retard) ou même condamner l’époux fautif à verser des dommages-intérêts à l’autre partie pour procédure abusive. Dans les cas les plus graves, le juge peut écarter les demandes de l’époux qui ne respecte pas les délais procéduraux.
Conséquences du dépassement des délais maximaux
Extinction de l’instance
Lorsque le délai maximal est dépassé (2 ans pour le divorce par consentement mutuel judiciaire, 30 mois entre l’ONC et l’assignation pour les divorces contentieux), l’instance s’éteint automatiquement. Cela signifie que la procédure de divorce est considérée comme nulle et non avenue, comme si elle n’avait jamais existé. Les époux restent mariés et doivent, s’ils souhaitent toujours divorcer, recommencer une nouvelle procédure depuis le début.
Maintien des mesures provisoires
Même si l’instance s’éteint, les mesures provisoires fixées par l’ordonnance de non-conciliation (pension alimentaire, résidence des enfants, attribution de la jouissance du domicile conjugal) continuent à produire leurs effets jusqu’à ce qu’une nouvelle ordonnance soit rendue ou que les époux trouvent un accord amiable.
Coûts supplémentaires
Le dépassement des délais maximaux et la nécessité de recommencer la procédure entraînent des coûts supplémentaires importants : nouveaux honoraires d’avocat pour la requête initiale et l’audience de conciliation, nouveaux frais de signification d’actes, etc. Pour un divorce contentieux, il faut compter entre 3 000 € et 8 000 € supplémentaires selon la complexité du dossier.
Comment raccourcir la durée de son divorce ?
Privilégier le consentement mutuel lorsque c’est possible
Le divorce par consentement mutuel extrajudiciaire (sans juge) est de loin la procédure la plus rapide et la moins coûteuse. Même en cas de désaccords initiaux, il peut être intéressant de tenter une médiation ou une négociation pour parvenir à un accord amiable plutôt que de s’engager dans une procédure contentieuse qui durera plusieurs années.
La médiation familiale est un processus confidentiel au cours duquel un médiateur neutre et impartial aide les époux à trouver des solutions amiables à leurs désaccords. La médiation peut être mise en place avant ou pendant la procédure de divorce. Elle est souvent financée en partie par la CAF. Dans de nombreux cas, quelques séances de médiation permettent de débloquer des situations conflictuelles et d’aboutir à un divorce par consentement mutuel, évitant ainsi plusieurs années de procédure contentieuse.
Préparer soigneusement son dossier
Plus le dossier patrimonial est complet et documenté dès le début de la procédure, plus celle-ci sera rapide. Il est recommandé de rassembler tous les documents nécessaires avant même la première audience : actes de propriété, relevés de comptes bancaires, contrats d’assurance-vie, statuts de sociétés, bulletins de salaire, avis d’imposition, factures de travaux sur les biens immobiliers, etc.
Se faire accompagner par un conseiller en gestion de patrimoine
Pour les divorces impliquant un patrimoine significatif, l’accompagnement par un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) spécialisé en divorce peut considérablement accélérer la procédure. Le CGP établit un inventaire exhaustif du patrimoine, propose des scenarii de partage optimisés fiscalement, calcule les soultes et la prestation compensatoire, et fournit un rapport patrimonial que les avocats des deux parties peuvent utiliser comme base de négociation. Cette expertise évite les blocages et les expertises judiciaires longues et coûteuses.
Anticiper l’après-divorce
De nombreux divorces se bloquent parce que l’un des époux (ou les deux) n’a pas anticipé sa situation financière après le divorce et prend peur au moment de signer la convention ou l’assignation. Travailler avec un CGP pour établir un bilan patrimonial prévisionnel post-divorce, simuler les revenus disponibles, prévoir le financement d’un nouveau logement, optimiser la fiscalité du parent isolé, permet de sécuriser la personne concernée et de débloquer la situation.
aide-divorce.fr est animé par un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) spécialisé dans l’accompagnement des personnes en cours de divorce. Bilan patrimonial, simulation de partage, calcul de soulte et optimisation fiscale : prenez rendez-vous pour un premier entretien gratuit et confidentiel.
Situations particulières
Divorce international
Lorsque l’un des époux réside à l’étranger ou que les époux sont de nationalités différentes, les délais peuvent être considérablement allongés. Il faut déterminer la compétence du tribunal (français ou étranger), identifier la loi applicable (loi française ou loi étrangère), et éventuellement faire reconnaître le jugement de divorce dans un autre pays. Dans ces situations, il n’est pas rare que la procédure dure 3 à 5 ans.
Divorce et patrimoine professionnel
Lorsque l’un des époux est chef d’entreprise, artisan, commerçant ou professionnel libéral, la liquidation du régime matrimonial est particulièrement complexe et longue. Il faut évaluer l’entreprise (souvent par expertise judiciaire), déterminer si elle constitue un bien propre ou un bien commun, calculer les créances de salaire différé ou les récompenses dues par la communauté, et organiser le rachat des parts par l’époux exploitant. Ces dossiers nécessitent souvent l’intervention d’un expert-comptable et d’un CGP spécialisé, et la procédure dure rarement moins de 2 ans.
Divorce et accident ou invalidité
Lorsque le divorce intervient après qu’un époux a été victime d’un accident corporel ayant entraîné une invalidité, ou lorsque l’un des époux reçoit une indemnisation importante (capital ou rente), les enjeux patrimoniaux sont considérables. L’indemnisation peut constituer un bien propre (si elle indemnise un préjudice personnel) ou un bien commun (si elle indemnise une perte de revenus du ménage), et sa qualification conditionnera le partage. Ces situations nécessitent l’intervention d’un avocat spécialisé en droit du dommage corporel et d’un CGP pour optimiser la gestion du capital reçu. aide-divorce.fr, partenaire de l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), accompagne spécifiquement les personnes dans cette situation.
- Divorce par consentement mutuel judiciaire : durée maximale de 2 ans entre la demande initiale et le jugement
- Divorce contentieux : délai maximal de 30 mois entre l’ordonnance de non-conciliation et l’assignation en divorce. Passé ce délai, l’instance s’éteint
- Une fois l’assignation signifiée, la procédure contentieuse peut se poursuivre sans limite de durée légale. En pratique, durée moyenne de 18 à 36 mois jusqu’au jugement, avec 12 à 18 mois supplémentaires en cas d’appel
- Les facteurs d’allongement principaux sont : patrimoine complexe, désaccords sur les enfants, stratégies dilatoires, encombrement des tribunaux
- Pour raccourcir la procédure : privilégier le consentement mutuel, préparer soigneusement son dossier, se faire accompagner par un CGP spécialisé
Questions fréquemment posées sur la durée du divorce
Questions fréquentes
Quelle est la durée maximale légale d'un divorce en France ?
La durée maximale légale dépend du type de divorce. Pour un divorce par consentement mutuel judiciaire, la loi prévoit un délai maximal de 2 ans entre la demande initiale et le prononcé du divorce. Pour un divorce contentieux, le délai maximal est de 30 mois entre l’ordonnance de non-conciliation et la signification de l’assignation en divorce. Passés ces délais, l’instance s’éteint et il faut recommencer la procédure. Une fois l’assignation signifiée, la procédure contentieuse peut se poursuivre sans limite de temps, même si en pratique elle dure rarement plus de 3 à 5 ans.
Combien de temps dure un divorce par consentement mutuel en moyenne ?
Un divorce par consentement mutuel extrajudiciaire (sans juge) dure en moyenne 2 à 6 mois, selon la complexité du patrimoine et la réactivité des parties. Un divorce par consentement mutuel judiciaire (avec passage devant le juge) dure en moyenne 4 à 8 mois. Ces durées peuvent être allongées en cas de désaccords tardifs, de difficultés à valoriser les biens, ou d’encombrement du tribunal.
Combien de temps dure un divorce contentieux en moyenne ?
Un divorce contentieux dure en moyenne 18 à 24 mois entre l’ordonnance de non-conciliation et le jugement de première instance. En cas d’appel, il faut ajouter 12 à 18 mois supplémentaires. Dans les dossiers très conflictuels impliquant un patrimoine complexe ou des désaccords importants sur les enfants, la durée totale peut atteindre 4 à 5 ans, voire plus si les parties se pourvoient en cassation.
Que se passe-t-il si le délai de 30 mois entre l'ordonnance de non-conciliation et l'assignation est dépassé ?
Si l’époux demandeur ne fait pas signifier l’assignation en divorce dans le délai de 30 mois à compter de l’ordonnance de non-conciliation, l’instance en divorce s’éteint automatiquement. Cela signifie que la procédure est annulée et que les époux restent mariés. Si ils souhaitent toujours divorcer, ils doivent recommencer une nouvelle procédure depuis le début (nouvelle requête, nouvelle audience de conciliation, nouvelle ordonnance de non-conciliation, puis assignation dans le nouveau délai de 30 mois).
Peut-on accélérer une procédure de divorce qui traîne ?
Oui, plusieurs moyens permettent d’accélérer une procédure de divorce. En cas de comportement dilatoire de l’autre partie, il est possible de demander au juge de fixer des délais stricts pour la communication des pièces et des conclusions, et éventuellement de prononcer des astreintes. La médiation familiale peut également débloquer rapidement des situations conflictuelles et permettre de passer d’un divorce contentieux à un divorce par consentement mutuel. Enfin, se faire accompagner par un conseiller en gestion de patrimoine spécialisé permet de préparer un dossier patrimonial complet et cohérent, évitant les expertises judiciaires longues et coûteuses.
Les mesures provisoires fixées par l'ordonnance de non-conciliation restent-elles valables si l'instance s'éteint ?
Oui, même si l’instance en divorce s’éteint parce que les délais maximaux ont été dépassés, les mesures provisoires fixées par l’ordonnance de non-conciliation (pension alimentaire, résidence des enfants, attribution de la jouissance du domicile conjugal) continuent à produire leurs effets. Ces mesures restent valables jusqu’à ce qu’une nouvelle ordonnance soit rendue dans le cadre d’une nouvelle procédure, ou que les époux trouvent un accord amiable modifiant ces mesures.
Témoignages
— Nathalie, 42 ans, divorcée après 16 ans de mariageBon moi j’ai vraiment galéré avec mon divorce… On est parti sur un contentieux en 2019 parce qu’on était pas du tout d’accord sur la maison et la garde des enfants. Mon avocat m’avait dit que ca prendrait un an maxi. Résultat : audience de conciliation en juin 2019, puis silence radio pendant des mois. Mon ex a changé d’avocat deux fois, à chaque fois ça repoussait les audiences. On a enfin eu le jugement en mars 2022, soit presque 3 ans après ! Heureusement que j’avais trouvé aide-divorce.fr entre temps, le CGP m’a aidée à anticiper mes finances et à pas craquer. Franchement sans ça j’aurais abandonné.
— Julien, 38 ans, en cours de divorceHonnêtement je pensais pas que ca serait aussi long. On a fait l’ordonnance de non-conciliation en janvier 2023 et mon avocat m’a dit qu’on avait 30 mois pour faire l’assignation sinon tout tombe à l’eau. J’avais pas les sous pour avancer donc on a attendu que je récupère ma prime de fin d’année pour payer l’huissier. Résultat on a fait l’assignation en mai 2024 ouf juste avant la fin du délai. Maintenant on attend l’audience, ca devrait être début 2025 si tout va bien. Bon courage à ceux qui divorcent, c’est long c’est chaud mais faut tenir.
— Stéphanie, 51 ans, chef d'entreprise divorcéeMoi j’ai une boite de conseil en informatique que j’ai créée pendant le mariage. Mon ex voulait récupérer la moitié de la valeur de la société alors qu’il a jamais rien foutu dedans. Le juge a ordonné une expertise pour évaluer la boite, ca a pris genre 8 mois. Puis après il a fallu négocier le rachat de ses parts, trouver le financement, bref un vrai parcours du combattant. Le divorce a été prononcé 4 ans après la demande initiale. Maintenant que c’est fini je respire mais franchement j’ai failli tout lâcher plusieurs fois. Le site aide-divorce.fr m’a bien aidée à y voir clair sur la valorisation de ma société et à négocier avec mon ex.